Pistolet modèle An XIII de la Manufacture de Charleville.

Platine à corps rond et chien à espalet, gravée « Manufre Imple de Charleville » et poinçonnée du C dans un losange de Jean Louis Compas réviseur à la manufacture de 1812 à 1815. L’intérieur de la platine est parfait. 

Canon pan gauche daté 1813, pan droit portant le S sous étoile le l'Inspecteur Achille Sauvé en poste de 1812 à 1813. Queue de culasse gravée Mle An 13.

Toutes les pièces sont poinçonnées du T en couronne de François Tisseron contrôleur de 1796 à 1815. 

A l’arrière de la contre-platine le cachet de réception est daté 8bre (pour octobre) 1813. On y retrouve le S de l’Inspecteur Sauvé et le B du premier contrôleur Pierre Bouny à la manufacture de 1807 à 1817. A l'arrière du cachet, le bois est frappé d'un B et d'un C sous couronne.

Ce pistolet est en excellent état, dans une belle patine. Poinçons et gravures sont d'une grande fraîcheur. Tous les marquages sont homogènes.

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Aquarelle originale de Lucien Rousselot représentant des artilleurs à pied prenant une pause.
La représentation est parfaite d'un point de vue uniformologique comme toujours chez Rousselot. Il s'agit des servants d'une pièce de 12. Ce sont des hommes de la ligne, accompagnés, comme il se doit des deux conducteurs du Train.
L'ensemble fourmille de détails. L'officier a mis pied à terre. Son cheval est tenu par un des deux conducteurs, tandis que l'autre vérifie les harnais. Au premier plan les artilleurs profitent de l'instant pour fumer une pipe.
L'aquarelle est présentée sous-verre dans un cadre baguette. Elle est signée en bas à droite L.Rousselot.
Au dos figure le cachet de l'encadreur : "Desangles - 48, rue Vavin 75006 Paris - Maitre encadreur à Montparnasse". A noter que L.Rousselot habitait dans ce quartier. 
Toujours au dos figure la mention manuscrite : "Aquarelle originale de Lucien Rousselot, peintre titulaire des armées 1982 - Artillerie de ligne à pied. Pièce de 12 et ses servants, vers 1810."

Dimensions : 30 x 21,5 cm avec cadre -18 x 11 sans cadre

Lucien Rousselot (1900 - 1992): peintre et illustrateur de sujets militaires, peintre officiel des armées. Au cours de sa carrière, il a produit une abondante iconographie traitant des uniformes portés au sein de l’armée française sur une vaste période allant du XVIème siècle à la fin du XIXème siècle. Son œuvre considérée comme majeure est la série de 106 planches uniformologiques traitant, pour plus de la moitié d’entre elles, des uniformes français portés durant le Premier Empire.

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Zouave de la Garde Impériale sous le Second Empire, en pied, tenant son fusil Mle 1853. Il est représenté en grand uniforme : saroual, gilet, boléro, sac à dos et glaive Modèle 1831.

Le sujet est en bronze à patine brune sur socle rond, signé E FREMIET sur la terrasse.

Emmanuel Frémiet : célèbre sculpteur né à Montrouge le 6 décembre 1824, mort à Paris le 10 septembre 1910, auteur d'oeuvres célèbres, dont la plus fameuse, peut-être, est le St Michel terrassant le dragon du Mont Saint Michel. Il fut professeur à l'Ecole des Beaux-Arts.

Hauteur 24,5 cm.

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Elégant poignard d'officier de marine, caractéristique de l'arme.

Poignée d'ébène quadrillée portant un médaillon en son centre et sertie de cordons de laiton doré sur ses quatre angles. Calotte bombée torsadée. Virole plate. Quillons droits symétriques se terminant en forme de trèfles feuillagés. Calotte et quillon avant reliés par une chaînette. Couvre chape.

Lame polie de Solingen, bleuie et décorée à l'or de motifs floraux.

Fourreau de cuir noir sans alèses à deux garnitures décorées au trait. Chape à bouton.

Ce poignard est en parfait état. Il a conservé plus de 90 % de sa dorure. Il peut être daté du premier Empire.

Longueur : 52 cm.

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Elégant sabre à godrons d'officier de hussards, caractéristique de la mode en vogue chez les officiers fortunés de l'arme vers la fin de l'ancien régime (1770 - 1780).

Garde à la hongroise. Branche de garde courbe, rainurée, joignant la croisière à angle droit. Oreillons losangés. Quillon recourbé vers le bas. Fusée de cuir noir sans filigrane. Calotte à longue queue rainurée clouée à la fusée.

Lame à très forte flèche portant un étroit pan creux sur les deux tiers de sa longueur. Elle est bleuie et porte sur chaque face tous les symboles rehaussés d'or chers aux hussards. Sur les deux faces de la lame on retrouve l'étoile à huit branches, le croissant de lune, des signes cabalistiques, des semis d'étoiles, des trophées d'armes, le soleil rayonnant et la tête de Turc.

Le large fourreau de cuir brun comporte trois grandes garnitures de laiton renforcées d'attelles. Elles sont magnifiquement décorées en suite de feuillages et de volutes godronnées. La chape et le bracelet de bélière portent les anneaux de suspente. L'extrémité de la bouterolle est décorée d'un motif feuillagé. Le dard est extrêmement mince et se termine en bouton.

Cette arme en excellent état peut être qualifiée d'archétype du genre. Ces beaux sabres étaient encore portés sous la Révolution et le Consulat.

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Pistolet d'officier, dit "Chien de mer", en raison de la forme de la calotte caractéristique de la mode en vogue chez les officiers de marine.

Canon à triple registre en bronze, octogonal au tonnerre, puis rond, renforcé d'un bourrelet à la bouche. Le pan gauche est poinçonné d'un M sous couronne, probablement la marque du canonnier. Culasse en acier intégrant la hausse. Vis de culasse finement gravée.

Platine non-signée, polie blanc, à corps rond. Chien à col de cygne. Bassinet à pare-étincelles. Ressort de batterie à galet. Toutes vis décorées. Oeuillets de contre-platine en argent élégamment découpés et gravés au trait. Crochet de ceinture en argent. Vis de culasse ouvragées. 

Monture en noyer de qualité, sculptée de perles et de feuillages. Crosse finement quadrillée. Toutes les garnitures sont en argent massif et soulignées de décors de fleurs et d'urnes. Calotte en argent en forme de tête de chien. Baguette en acier.

Toutes les pièces en argent portent la marque C.C dans un losange de l'orfèvre, le poinçon de titre dans un octogone et le poinçon de garantie dans un cercle. Ces poinçons sont malheureusement difficiles à déchiffrer.

Cette arme dans un état proche du neuf peut être datée de la fin du XVIIIème siècle ou début du XIXème.

L : 29 cm

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