Pistolet modèle An IX de la manufacture de Charleville.
Platine à corps rond et chien à espalet, gravée « Manufre Nale de Charleville » et poinçonnée du F de Le Fevre. 
Canon pan gauche poinçonné P sous croix du contrôleur Prunier. Queue de culasse gravée M an 9.
Toutes les garnitures sont poinçonnées du F de Le Fevre. La bride de poignée comporte le matricule de l'arme : 5 . B . P . 5 . C . 12. Le C correspond à la compagnie, le 12 au numéro de l'arme dans la compagnie.
La crosse est équipée d'un anneau : ajout effectué règlementairement dans les corps. Cet anneau permettait d'attacher l'arme à la fonte au moyen d'une lanière de cuir. Le pistolet pouvait, ainsi, être  jeté par dessus l'épaule après le tir, lors des charges, sans risque de le perdre.
Ce pistolet est dans son jus avec une légère fêle à l'arrière de la platine. Tous les poinçons sont cohérents et conformes.

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Sabre d'Officier de la Garde Impériale du 1er Empire, tel qu'en portaient les Officiers d'Infanterie.

Garde de laiton dorée à une branche courbe joignant la croisière à angle droit, quillon légèrement recourbé vers le bas se terminant en forme de tête d'aigle. Calotte à longue queue. La face avant de la branche de garde, ainsi que le dos de la calotte sont décorés d'une succession de fleurs de lotus. Fusée entièrement filigranée de fins fils de cuivre de différentes grosseurs, alternativement torsadés et simples. Oreillons losangés décorés de feuillages. L'oreillon extérieur est décoré de la tête de l'Empereur en argent tête à gauche.

Lame de Solingen courbe et à jonc, à très fort contre tranchant. Elle est bleuie sur la moitié de sa longueur et porte sur chaque face la mention  "Garde Impériale" gravée au pointeau, ainsi que l'aigle Impérial.

Le fourreau est de cuir verni noir à deux garnitures dorées décorées au trait. Le bouton de chape, en forme d'écu, est feuillagé.

La fabrication de ce sabre peut être datée du début de l'Empire, vers 1807/1808. On retrouve, en effet, le type de gravure de la lame sur des armes de la Garde Consulaire. Le quillon en forme de tête d'aigle est particulièrement intéressant, car peu fréquent.

Cet objet est en bon état. Il a conservé une bonne partie de son bleu et de sa dorure, légèrement estompés par la patine du temps.

Provenance : lot 250 de la vente de la collection Cottin, dispersée en mars 1912 à l'hôtel Drouot par l'étude de maître Bauduin (Expert Henri Manière).

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Epée de dignitaire du 2nd Empire, probablement de Sénateur.
Garde en bronze doré. Fusée à facettes recouvertes de nacre cloisonnées entre elles par de fines baguette de laiton doré. Noeud de corps représentant un serpent s'enroulant autour d'un miroir. Plateau ajouré finement ciselé d'un aigle aux ailes déployées entouré des branches de chêne et de laurier, tenant dans ses serres un parchemin. Toute la symbolique de la gloire, de la force et de la loi est ainsi réunie. Branche de garde sculptée de décors floraux. Quillon recourbé vers le bas. Pommeau boulé surmonté d'un bouton en forme d'urne.
Lame triangulée gravée a l'acide de draperies et de volutes. La face interne porte le nom du fourbisseur dans un cartouche : "Dupetitbosq Frères Palais-Royal Paris".
Fourreau de cuir vert à deux garnitures ciselées et dorées.
Cette épée a conservé l'intégralité de sa dorure. Le travail de fonte et de ciselure est d'une finesse tout à fait exceptionnelle.

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Sabre briquet de marine Modèle An XI, avec son baudrier, dans un état exceptionnel.

Dos de la lame gravé Mfture Imple du Klingenthal Mai 1812. Lame poinçonnée du L dans un cercle de F.L Lobstein, réviseur à Klingenthal de 06/1804 à 07/1821, du B lauré dans un cercle de J.G Bick contrôleur de 02/1812 à 05/1815, ainsi que du K étoilé dans un ovale de J.I Krantz inspecteur de 03/1812 à 08/1814.

Garde monobloc à 28 cannelures. Croisière frappée de l'ancre de marine. Revers de la branche de garde marqué Versailles, portant le poinçon N en cursive de Nicolas Boutet, Directeur de la Manufacture, et le V de vérification.

Fourreau de cuir noirci et verni sans alèse à deux garnitures de laiton poinçonnées H. Le haut de la chape, au-dessus du pontet, porte l'ancre de marine.

Le baudrier est de buffle blanchi à simple gousset avec boucle à deux ardillons et bouton de couplage à la giberne. Le gousset est percé pour le passage du pontet, dont le tirant (absent) s'enfile dans le boucleteau.

L'ensemble sabre et baudrier est à l'état neuf, ce qui est tout à fait exceptionnel. Le sabre semble être sorti de manufacture hier.

Précision : sous l'empire le pontet du fourreau est placé au milieu de la chape et s'enfile avec le tirant dans la fente percée dans le gousset, ce qui représentait une manipulation assez difficile. A partir de 1816 la chose sera simplifiée. Le pontet est remonté en haut de la chape. Le gousset n'est plus percé, le tirant passe par dessus le bord supérieur du gousset.

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Pistolet Modèle An XIII de la Manufacture de Maubeuge.

Queue de culasse marquée M an 13, pan gauche du canon marqué B 1813, le B correspondant au poinçon de Daniel Bouissavy, 1er contrôleur de la Manufacture de Maubeuge en poste du 1/04/1808 jusqu’après la chute de l’Empire. Pan droit gravé EF pour Empire Français et frappé du S de l'inspecteur Jean Baptiste Schouller, Directeur de la Manufacture du 28/03/1811 au 30/06/1814.

Platine gravée « Maubeuge Manufacture Impériale » portant le poinçon DB dans un ovale de Bouissavy.

Toutes les garnitures sont poinçonnées du D sous étoile de Philippe Delmotte contrôleur à partir de1808 et du V surmonté de la couronne de Versadet, y compris la baguette.

Côté contre-platine on retrouve la marque de bois (le B dans un écu) du contrôleur D Bouissavy. Le cachet de réception est daté 3 (pour mars) 1813 et porte les lettres B.Y du premier Contrôleur Bouissavy, ainsi que le S, initiale de l’Inspecteur Jean-Baptiste Schouller.

Pour l’anecdote : l’Inspecteur Schouller, investi du commandement de la place de Maubeuge, lors de l’invasion de la France par les troupes alliées en 1814, résista trois mois avec une maigre garnison de 1000 hommes peu aguerris et ne déposa les armes, que bien après l’abdication de l’Empereur sur ordre express du Roi.

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Bronze à patine brune sur socle de marbre blanc, d’après Charles Emile Seurre.

Napoléon est représenté, en pied, en tenue de Colonel des chasseurs à cheval de la Garde, couvert de son manteau et de son chapeau.

Sa main gauche est glissée dans son gilet. Il tient sa longue vue dans la main droite.

Ce bronze est une réduction de la statue se trouvant au-dessus de l’église Saint-Louis dans la cour d’honneur de l’hôtel des Invalides.

Bon état : 15,5 cm, 30 cm avec le socle.

Charles Emile Seurre : né à Paris le 22 février 1798 et mort dans la même ville le 10 janvier 1858, est un sculpteur français connu pour ses statues de la série des hommes illustres. En 1833, il réalise une statue en bronze de l’Empereur. Napoléon y est représenté en pied, en redingote. Elle a été placée au sommet de la colonne Vendôme entre 1833 et 1863, puis transférée au carrefour de Courbevoie de 1863 à 1871. Après quatre mois dans la Seine au niveau du pont de Neuilly, où elle avait été précipitée à la chute du Second Empire, elle fut entreposée au dépôt des marbres de l'État, puis, en 1911, installée aux Invalides.

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