Il s'agit d'une éprouvette de manufacture, qui est donc calibrée règlementairement.
Elle est montée à partir d'un bois de pistolet de gendarmerie Modèle An IX. Calotte, sous-garde, platine, contre-platine sont identiques à ce pistolet. La platine est gravée Maubeuge Mafre Nle, pour Manufacture Nationale. Platine et sous-garde sont poinçonnées du M de May Louis-François, contrôleur à Maubeuge de 1793 à 1808.
Le mécanisme de l'appareil est relativement simple. Un logement permet de charger la poudre à tester. Ce logement est ensuite obturé par la base d'un levier relié à une roue crantée. L'explosion de la poudre repousse le levier et fait tourner la roue crantée retenue par un fort ressort taré de telle sorte qu'il s'oppose à la force engendrée par l'explosion. Une graduation de la roue permet de mesurer la force de l'explosion et donc la puissance détonante de la poudre.
Cet objet est en excellent état. Il est rare car issu de manufacture.
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Huile sur toile représentant le Duc d'Angoulême, en pied, tête nue, en uniforme de Grand Amiral de France sur fond de bataille navale. S'il est représenté selon ce grade, il n’en reste pas moins dauphin du trône de France, futur Louis XIX pour les partisans de la monarchie. Il s'agit d'une reprise d'époque du portrait officiel.
Il porte le grand uniforme brodé d'amiral et arbore ses prestigieuses décorations: l'ordre de la Toison d'Or, l'ordre de Saint Louis, la Légion d'Honneur et l'ordre du Saint Esprit. Il est ceint de l'écharpe bleu de l'ordre du Saint Esprit.
Cette toile ne comporte ni repeint, ni retouche. Elle n'est pas rentoilée, mais présente au dos quelques patches de consolidation.
Elle a été réencadrée de manière très sobre.
Louis-Antoine de Bourbon, duc d’Angoulême (Versailles 1775-Görz, Autriche, 1844) : Fils du comte d'Artois (Charles X) et futur Louis XIX, il épousa en 1799 sa cousine Marie-Thérèse, fille de Louis XVI, dont il n'eut pas d'enfants. En 1815, il essaya de soulever le Midi contre Napoléon. Il dirigea l'expédition d'Espagne en 1823 et fut nommé Grand Amiral de France, le plus haut grade de la marine. Pressenti pour prendre la succession de Charles X, il dut s'exiler, comme son père, en 1830.
Dimensions : 128 cm x 101 cm
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Sabre de Général du modèle défini par le règlement du 1er Vendémiaire An XII. Plutôt qu'une longue description, nous renvoyons au descriptif et aux planches de représentation jointes au règlement. Le sabre présenté est en tous points conforme au modèle.
Il est présenté avec sa dragonne de Général de Brigade à deux étoiles. Pour mémoire, les trois étoiles, qui ornent la base de la calotte sont purement décoratives et n'ont rien à voir avec le grade du propriétaire. Il fallait laisser la possibilité de gravir les échelons dans la hiérarchie sans être obligé de changer d'arme.
La lame est à jonc dans son poli blanc, signée au dos "Pierre Guillaume Knecht Fabiquant à Soligen". Comme le souligne Christian Aries (cf 2ème fascicule 1967), on s'étonne toujours de la simplicité des lames d'une arme aussi prestigieuse, car on oublie, que ces armes étaient destinées au combat. Cette arme a conservé sa dorure et le bronzage du fourreau. Seule une usure de la dorure sur la bouterolle trahit son âge.......
......Règlement du 1er Vendémiaire An 12 : il est publié chez Magimel, libraire pour l'art militaire, quai des Augustins N° 73.
Il décrit de façon extrêmement précise l'uniforme et les équipements des Officiers Généraux et des nombreux membres des Etats-Majors. Il comporte, en annexe, des planches gravées par Adam d'une remarquable finesse. Nous présentons le sabre avec un fac-similé de la planche concernée.
Au chapitre du sabre des Généraux, le règlement est succinct ("les Officiers Généraux de tous grades....seront armés à cheval d'un sabre demi-courbe, dont la poignée sera en ébène, les garnitures en cuivre doré, le fourreau en fer bronzé."), mais les planches annexées sont extrêmement précises et s'il est laissé de la liberté aux fourbisseurs et aux commanditaires pour les lames, il n'en va pas de même pour les autres parties du sabre, qui doivent être conformes aux représentations, ce qui est le cas de notre sabre.
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Sabre de Dragons Mle An XIII (branches de garde touchant la calotte).
Garde de laiton à plateau, à quatre branches. Quillon comportant la barrette de Versailles et deux poinçons illisibles. Le dessous du plateau porte les marques des fondeurs.
Lame, à pointe dans le prolongement du dos, marquée "Mture Imple du Klingenthal Mai 1810", portant le poinçon M étoilé de l'Inspecteur Marion en poste à Klingenthal de décembre 1808 à mai 1811 et le poinçon B de J-Georges Bick, Contrôleur de 1ère classe, poinçon utilisé de février 1809 à début 1812.
Le fourreau est de cuir noir verni sans alèses à trois garnitures de laiton découpées en accolade et agrafées. La bouterolle comporte le petit dard sphérique en acier conforme au modèle An XI - An XIII.
Tous les marquages sont cohérents. Ce sabre est dans son jus. Il n'a jamais été touché.
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Sabre d'officier de cavalerie, dit "à garde de bataille" caractérisé par sa garde à cinq branches avec couvre-chape, supportant un motif ajouré en forme de coquille Saint Jacques. Poignée de cuir noir filigranée de fil d'argent torsadés. Calotte octogonale à courte queue.
Lame de Solingen légèrement courbe, dans son poli, à double pans creux, bleuie et dorée au tiers.
Fourreau de cuir noir à trois garnitures de laiton doré, décorées au trait. La chape porte le numéro 8 (n° du régiment ?).
Cette arme est en très bon état. Elle peut avoir appartenu à un officier de dragons compte tenu de son allure générale.
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